
C’est l’une des décisions les plus structurantes qu’une direction puisse prendre en matière d’expérience client : faut-il gérer sa relation client en interne ou la confier à un prestataire spécialisé ? Il n’existe pas de réponse universelle. Mais il existe des critères clairs pour faire le bon choix selon votre situation.
Pendant longtemps, l’externalisation était perçue comme un choix par défaut — une façon de réduire les coûts en sacrifiant un peu de qualité. Cette vision est aujourd’hui dépassée. Les meilleurs prestataires BPO délivrent des niveaux de satisfaction client supérieurs à beaucoup d’équipes internes, grâce à leur investissement technologique, leurs méthodes de formation et leur focus opérationnel.
À l’inverse, l’internalisation n’est pas toujours synonyme de contrôle ou de qualité. Une équipe interne mal dimensionnée, sous-outillée ou peu spécialisée peut dégrader l’expérience client autant qu’un mauvais prestataire.
La vraie question n’est donc pas « externaliser ou non ? » mais « quel modèle est le plus adapté à mes enjeux, ma taille et ma maturité ? »
Avec des équipes internes, vous maîtrisez directement le discours, les processus, les outils et la culture client. C’est particulièrement important pour les entreprises dont la relation client est un élément central de leur différenciation (luxe, services premium, B2B complexe avec comptes stratégiques).
Un conseiller interne baigne dans la culture de l’entreprise, connaît les produits en profondeur, et peut escalader rapidement vers les équipes métier en cas de problème complexe. Cette proximité est difficile à reproduire à 100 % avec un prestataire externe.
Quand votre offre évolue, votre équipe interne l’intègre souvent plus vite qu’un prestataire qui doit être briefé, formé, puis validé sur les nouveaux processus.
Un prestataire BPO mutualise ses ressources entre plusieurs clients. Le coût par interaction est généralement inférieur de 15 % à 35 % à celui d’une gestion interne équivalente, avec une structure de coût variable plutôt que fixe.
Les volumes de contacts varient : périodes de soldes, lancements produits, incidents, saisonnalité… Un prestataire BPO adapte ses effectifs en quelques jours. En interne, cette flexibilité est quasiment impossible à atteindre sans surdimensionner l’équipe à l’année.
Les spécialistes de la relation client investissent massivement en outils d’analyse, IA conversationnelle, quality monitoring, formation continue. Externaliser, c’est accéder à ces ressources sans les financer entièrement.
Horaires élargis, support multilingue, canaux multiples — un prestataire peut déployer ces capacités bien plus rapidement et à moindre coût qu’une équipe interne.
Dans la pratique, la plupart des grandes entreprises n’opposent plus externalisation et internalisation — elles les combinent. Le modèle hybride consiste à :
Ce modèle offre le meilleur des deux mondes : maîtrise sur ce qui compte le plus, flexibilité et expertise sur le reste.
| Critère | Plutôt internaliser | Plutôt externaliser |
|---|---|---|
| Volume d’interactions | Faible et stable | Élevé ou variable |
| Complexité des échanges | Très élevée, très technique | Standardisable, processable |
| Importance de la CX dans la différenciation | CX = cœur de la marque | CX = hygène de base |
| Budget disponible | Capacité d’investissement en outils et RH | Contrainte budgétaire forte |
| Canaux à couvrir | 1 à 2 canaux principaux | Omnicanal, multilingue, 7j/7 |
| Maturité opérationnelle | Processus bien documentés, stables | Besoin d’amélioration continue |
Externaliser n’est pas abandonner sa relation client — c’est choisir le bon partenaire pour la délivrer. Internaliser n’est pas synonyme de qualité — c’est un investissement qui doit être pleinement assumé. La meilleure décision est celle qui correspond à votre stratégie, votre modèle économique et votre maturité opérationnelle.
De nombreuses entreprises trouvent dans le modèle hybride le meilleur équilibre : un partenaire comme Armatis peut intervenir en complément des équipes internes, sur les volumes, les canaux digitaux ou les horaires étendus, sans remettre en cause l’identité relationnelle de la marque.
Oui, c’est même une approche courante. Certaines entreprises externalisent uniquement le chat ou les réseaux sociaux, conservant le téléphone en interne. D’autres externalisent les horaires du soir et du week-end. La modularité est une des forces du BPO moderne.
Un contrat BPO bien structuré prévoit des SLA avec pénalités, des comités de pilotage réguliers et des droits d’audit. Si la qualité n’est pas au rendez-vous, les mécanismes contractuels s’appliquent. C’est pourquoi la rédaction du contrat est aussi importante que le choix du prestataire.
Oui, à condition que le prestataire partage réellement les valeurs et la vision client de l’entreprise. Les meilleurs acteurs BPO investissent dans des processus d’immersion et d’acculturation pour que leurs équipes deviennent de véritables ambassadeurs de la marque.
Armatis accompagne les grandes entreprises et ETI dans la définition et la mise en œuvre de leur stratégie d’externalisation depuis plus de 30 ans. Nos experts peuvent vous aider à évaluer votre situation et à concevoir le modèle le plus adapté à vos enjeux.
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