
Réduire les coûts de la relation client tout en maintenant (voire en améliorant) la qualité de service : c’est l’équation que tentent de résoudre toutes les directions financières et opérationnelles. Elle est difficile, mais pas impossible. À condition d’agir sur les bons leviers et d’éviter les raccourcis qui dégradent l’expérience client.
Le coût par contact (ou coût par interaction) est le rapport entre le coût total de votre centre de contact sur une période donnée et le nombre d’interactions traitées sur cette même période. Il intègre les coûts directs (masse salariale des conseillers, supervision, formation) et les coûts indirects (infrastructure, outils, management).
En France, le coût par contact varie considérablement selon le secteur, le canal et la complexité des interactions :
Ces ordres de grandeur montrent qu’il existe des leviers considérables — à condition de les actionner intelligemment.
Le contact le moins coûteux est celui qui n’a pas lieu. Avant de chercher à traiter moins cher, demandez-vous : pourquoi les clients contactent-ils votre service client ?
Dans la plupart des secteurs, 30 % à 50 % des contacts entrants concernent des informations que le client pourrait trouver seul si elles étaient mieux accessibles : statut de commande, horaires, FAQ, procédures simples. Un espace client bien conçu, une FAQ bien référencée et un chatbot correctement entraîné peuvent absorber une part significative de ce volume sans aucune intervention humaine.
L’impact est double : réduction du volume de contacts humains et amélioration de l’expérience pour les clients qui préfèrent l’autonomie.
Chaque rappel d’un client pour le même problème multiplie le coût par résolution. Un client qui rappelle trois fois coûte trois fois plus cher à servir — et repart trois fois moins satisfait.
Améliorer le FCR (First Contact Resolution) est donc l’un des leviers les plus puissants pour réduire le coût réel par résolution, même si le coût apparent par contact reste stable. Les actions concrètes pour améliorer le FCR sont : mieux former les conseillers, donner des habilitations plus larges pour résoudre sans escalade, améliorer les outils d’accès à l’information en temps réel, et identifier les typologies d’interactions à faible FCR pour traiter les causes racines.
Tous les canaux ne se valent pas en termes de coût. Le téléphone est généralement le canal le plus coûteux (interaction en temps réel, impossible à mutualiser). L’email et le chat permettent aux conseillers de gérer plusieurs interactions simultanément, réduisant mécaniquement le coût unitaire. Le selfcare et l’IA sont encore moins coûteux.
La stratégie de déflexion consiste à orienter les contacts vers les canaux les plus adaptés à chaque type de demande : les demandes simples vers le selfcare ou le chat, les demandes complexes ou émotionnelles vers le téléphone. Une déflexion bien pensée réduit les coûts sans dégrader la satisfaction — une déflexion mal pensée frustre les clients et génère des rappels.
Un prestataire BPO mutualise ses ressources entre plusieurs clients et bénéficie d’économies d’échelle que vous ne pouvez pas atteindre seul. Pour les interactions standardisées et à fort volume, l’externalisation permet généralement de réduire le coût par contact de 15 % à 35 % par rapport à une gestion interne équivalente.
L’externalisation n’est pas pertinente pour tout : les interactions stratégiques, très complexes ou à fort enjeu relationnel restent souvent mieux gérées en interne. Mais pour le run opérationnel, le volume récurrent et les pics saisonniers, un partenaire BPO comme Armatis offre un rapport qualité/coût difficile à égaler en interne.
Un conseiller bien formé traite les interactions plus vite, fait moins d’erreurs et génère moins de rappels. L’investissement en formation semble coûteux à court terme, mais le retour sur investissement est rapide : une réduction de 30 secondes de DMT sur 100 000 interactions représente 833 heures de travail économisées.
La formation ne doit pas se limiter à l’onboarding : la mise à jour régulière sur les évolutions produits, les nouvelles procédures et les techniques relationnelles est indispensable pour maintenir la performance dans la durée.
L’IA générative ouvre de nouvelles perspectives pour réduire le coût par interaction sans dégrader la qualité. Les principaux outils déployés dans les centres de contact en 2025 :
Combinés, ces outils permettent d’augmenter la productivité des conseillers de 20 % à 40 % sur les interactions concernées, sans réduire la qualité perçue.
Certaines stratégies de réduction des coûts semblent efficaces à court terme mais dégradent durablement la performance et la satisfaction client.
Commencez par réduire les contacts inutiles (selfcare, FAQ), puis améliorez le FCR (formation, habilitations), puis optimisez le mix canal. L’externalisation et l’IA viennent ensuite, une fois les processus stabilisés. Déployer des outils sophistiqués sur des processus défaillants ne fait qu’automatiser des dysfonctionnements.
En suivant simultanément le coût par interaction et les indicateurs de satisfaction (CSAT, NPS, taux de rappel). Si le coût baisse mais que le CSAT baisse aussi, vous avez transféré le coût vers le client sous forme d’insatisfaction — ce qui se paiera en churn. Un vrai gain d’efficience améliore le coût sans dégrader la satisfaction.
Pas automatiquement. Un prestataire qui dégrade la qualité génère des rappels, du churn et des coûts indirects qui peuvent annuler les économies directes. Le coût total de la relation client externalisée doit intégrer les coûts de supervision, de transition et d’impact sur la satisfaction — pas seulement le coût de la prestation.
Armatis aide ses clients à optimiser leur performance CX et leur coût par interaction grâce à une combinaison d’expertise opérationnelle, d’outils technologiques et d’une culture de l’amélioration continue. Nos dispositifs hybrides IA + humain permettent de réduire les coûts tout en améliorant la satisfaction client.
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